
Dans le cadre des efforts engagés pour renforcer le dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération des armes de destruction massive (LBC/FT/FP), l’Unité Mauritanienne d’Enquêtes Financières (UMEF) organise, en concertation avec la Banque Centrale de Mauritanie (BCM) et avec l’appui du projet SecFin Africa, deux sessions de formation au profit des institutions de microfinance et des établissements de paiement, prévues du 24 juin au 2 juillet 2026 à Nouakchott. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de consolidation des capacités techniques, opérationnelles et de conformité des acteurs financiers non bancaires, en cohérence avec les priorités nationales en matière de LBC/FT/FP.
Cette action répond à un besoin clairement identifié. En effet, les institutions de microfinance et les établissements de paiement ont connu une croissance significative ces dernières années, portée par le développement de l’inclusion financière, de la monnaie électronique et des services de paiement. Dans ce contexte, les autorités mauritaniennes ont jugé prioritaire de renforcer l’accompagnement de ces secteurs, appelés à jouer un rôle de plus en plus important dans la prévention des risques de blanchiment de capitaux, de financement du terrorisme et de financement de la prolifération. La Mauritanie compte aujourd’hui 28 institutions de microfinance en activité ainsi qu’une dizaine d’établissements de paiement, tous régulés par la BCM.
La formation se déroule en deux sessions distinctes une première session consacrée aux institutions de microfinance, les 24, 25 et 29 juin 2026, puis une seconde destinée aux établissements de paiement, du 30 juin au 2 juillet 2026. Le programme couvre un ensemble de thématiques essentielles, notamment les définitions et enjeux de la LBC/FT/FP, le cadre légal et réglementaire national et international, les obligations des entités supervisées, les exigences de vigilance à l’égard de la clientèle, la qualité des déclarations d’opérations suspectes, ainsi que la mise en place d’un dispositif interne efficace fondé sur la gouvernance, l’évaluation des risques, les procédures de contrôle et l’amélioration continue. La session réservée aux établissements de paiement accordera également une attention particulière aux vulnérabilités propres aux activités digitalisées, aux réseaux d’agents, au KYC digital et aux opérations transfrontalières.
Conçues dans une approche pratique et interactive, ces formations ont pour ambition de permettre aux participants de mieux comprendre leurs obligations, de consolider leurs mécanismes de conformité et de renforcer leur capacité à identifier, analyser et signaler les opérations atypiques ou suspectes. Elles contribueront également à améliorer la qualité et la pertinence des déclarations transmises à l’UMEF, tout en favorisant une meilleure appropriation des standards du Groupe d’action financière (GAFI) et de l’approche fondée sur les risques.
À travers cette initiative, l’UMEF réaffirme son engagement en faveur du renforcement durable des capacités des acteurs du secteur financier, de la promotion d’une culture de conformité adaptée aux risques et de la consolidation du dispositif national de lutte contre les flux financiers illicites. En accompagnant plus étroitement les institutions de microfinance et les établissements de paiement, elle contribue à renforcer la résilience du système financier mauritanien et à améliorer l’efficacité de la réponse nationale face aux risques émergent.

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